Fête de l'abeille

Dimanche 24 septembre de 10h30 à 18h

En 2017 une nouvelle exposition présentée par une photographe-chercheuse

Le principe

Cette manifestation est destinée à tous publics, en raison de la diversité des propositions adaptées à tous les âges, aux attentes des simples curieux jusqu’aux apiculteurs confirmés. Les visiteurs peuvent assister à des conférences, des démonstrations, découvrir une exposition, une extraction de miel en direct mais aussi observer des abeilles dans une ruche vitrée, déguster caramels au miel ou pain d’épices…

 

Les apiculteurs trouveront des fournisseurs de matériel sur place. Les shoppers feront leurs provisions sur les stands : miel, pollen, propolis, savon…

 

Les parents pourront accompagner leurs enfants au village qui leur est dédié où ils pourront manier la brouette à hausses, fabriquer des bougies, se faire maquiller et assister au spectacle : Bee happy, ou l’épopée singulière d’une abeille révolutionnaire.

 

La philosophie du projet

 

Découvrir le monde des abeilles, se sensibiliser à la biodiversité et à une pratique ancestrale, l’apiculture, de façon ludique, gourmande et instructive !

 

Les horaires et les tarifs

 

Dimanche 24 septembre : de 10h30 à 18h00, à l’écomusée

Tarif : 7 €, Gratuit jusqu’à 18 ans, demi-tarif pour les apiculteurs adhérant à un syndicat apicole.

 

Pour le confort des visiteurs, sont mis en place un parking et des stands de restauration. Possibilité de pique-nique sur le site, tables à disposition.

 

L’apiculture, l’écomusée, l’UAO et le CETA-ANO

L’Ecomusée vous propose de découvrir le monde de l’apiculture avec la participation de plusieurs associations : l’Union Apicole Ornaise, le CETA-ANO, le Syndicat National des Apiculteurs, l’Union Nationale des Apiculteurs de France, le Groupement de Défense Sanitaire.

La présence des apiculteurs amateurs, des passionnés, lesquels jour après jour, visitent, entretiennent, aiment ces petites bêtes, donne la véritable dimension du travail de l’écomusée.

Dès 1994, l’activité apicole a démarré à l’écomusée en partenariat avec l’Union Apicole Ornaise. Au fil des années, les séances d’initiation pour les adultes et pour les scolaires se sont installées dans la programmation.

Chaque année, une vingtaine de personnes acquièrent à l’écomusée les compétences nécessaires pour se lancer dans une pratique apicole en amateur.

Le nombre de scolaires sensibilisés à l’apiculture est en constante augmentation, dans le cadre des ateliers pédagogiques consacrés à l’apiculture.

Le but que l’écomusée poursuit avec l’UAO est de partager, transmettre des pratiques et des connaissances scientifiques, ceci afin de mieux appréhender notre environnement et de mesurer les relations de notre société à la nature.

La fête de l’abeille 2017 s’intéresse à la thématique santé et environnement, tout en consacrant une place importante à la gastronomie (pains d’épices, caramels au miel).

Les conférences

11h30 : Philippe Gilles

 

Après l’obtention d'un BPREA apicole, il s’installe, en 2004, en Pays d'Auge.

En 2007, après avoir été pendant 2 ans membre associé du GPGR pour être en conformité avec le cahier des charges très strict, il rejoint le Groupement des Producteurs de Gelée Royale. Cette association rassemble des producteurs français professionnels de gelée royale. Cette spécialisation est peu répandue et a bien failli disparaître, face à l'invasion du marché par la gelée royale d'importation. Le logo GPGR certifie la bonne qualité de la production.

Il a ainsi amélioré ses techniques d'élevage de reines en participant à de nombreuses journées d'étude organisée par ANERCEA lors de formation destinées à tous les apiculteurs. Il partage ce savoir, aujourd’hui, en réalisant des formations d'élevage de reines pour cette association d'échange entre apiculteurs et éleveurs.

 

La production de gelée royale en Normandie

La production de gelée royale demande beaucoup de temps en saison et son rendement est variable suivant la météo et la grande variété en plantes à fleurs dans l’environnement des colonies.

La production de gelée royale se pratique sur des ruches Dadant (10 cadres) qui abritent une reine, sélectionnée par le GPGR. La reine est à la tête d'une colonie avec 8 cadres de couvain, en pré-essaimage continu, pour qu'elles élèvent un maximum de cellules royales. Il greffe environ 600 larves tous les 3 jours pendant les 2 mois et demi de production. Sur son exploitation cette production est réalisée parallèlement à un élevage de reines noires.

La France manque de producteurs de gelée royale. La presque totalité de la gelée consommée en France provient d'importation, à bas prix et de qualité très variable.

Aussi, la conférence de Philippe Gilles portera-t-elle sur sa pratique apicole, ses résultats pour obtenir une gelée royale de qualité. La production de gelée royale n'est pas réservée à une élite mais à tous les apiculteurs, y compris ceux qui souhaitent rester dans le cadre d’une production familiale.

 

14h30 : Jean-François Odoux

 

Ingénieur d’étude à l’INRA sur l’écologie de l’abeille.

Ancien apiculteur professionnel en Charente. Jean-François Odoux a toujours cherché à mieux comprendre la nature, à identifier chaque plante nouvelle. Sa quête l’a finalement conduit jusqu’aux abeilles et aux relations qu’elles nouent avec leur environnement. Depuis 1999, Jean-François Odoux est ingénieur d'Étude à l’unité expérimentale d’Entomologie à l’INRA du Magneraud, en Poitou-Charentes, département Santé des plantes et environnement.

 

Les abeilles à la rencontre de la flore mellifère

La flore mellifère est le premier lien entre les abeilles et le paysage qui les entoure, fournissant en particulier nectar, pollen et résines nécessaires à leur activité. La composition floristique de l’environnement a donc un rôle très important sur les pollinisateurs, alors qu’elle est étroitement liée à l’activité humaine qui s’y trouve. Toutes les espèces d’abeilles concentrent en leur nid les ressources que leur procure le voisinage et les abeilles domestiques, par exemple, utilisent la diversité florale disponible sur un rayon de plusieurs kilomètres autour de leur ruche.

La sécrétion de nectar et de pollen sont liées aux conditions environnementales, mais le potentiel mellifère des fleurs ou la qualité du pollen est fortement lié à chaque espèce. Compte tenu que chacune de ces espèces offre des ressources sur un temps limité, il est nécessaire de considérer leur continuité et la quantité à la disposition des abeilles.

L’INRA du Magneraud a mené différentes études afin de comprendre les choix alimentaires faits par les abeilles au cours de la saison, ainsi que la façon dont l’agriculture peut combler les périodes de disette que la céréaliculture a engendrée.

 

16h30 : La voix de l’abeille

Myriam Lefebvre est une chercheuse pluridisciplinaire, passionnée par la variété et la créativité des comportements des animaux non-humains.

Après des études en communications sociales, en biologie et en santé publique, elle obtient un doctorat de la Macquarie University (Australie) pour ses découvertes sur le comportement vibratoire de l’abeille mellifère. Par la suite, elle se concentre sur des questions de santé publique et de biotechnologie agricole en Europe, s’intéresse aux effets du changement climatique sur les maladies infectieuses et participe aux premières enquêtes belges sur les mortalités anormales de colonies d’abeilles.

Depuis plus 10 ans, Myriam poursuit une réflexion sur la nature de la conscience, qui modifiera en profondeur sa manière d’observer et d’entrer en relation avec le monde des animaux. Ce changement de regard est à l’origine d’une étude sur des comportements inédits de l’abeille mellifère.

 

« Pendant les millions d’années où nous cheminions vers une forme humaine, les abeilles développaient avec le monde végétal une interdépendance très complexe qui allait profondément modifier la surface de la planète et la recouvrir de plantes à fleurs. C’est dans ce contexte de butinage intense que nous sommes discrètement passés à la verticalité et puis à la lente conquête de tous les habitats possibles. La découverte du miel allait sceller nos deux destins. Progressivement, la plupart des traditions humaines vont élever les abeilles au rang de déités.

 

Au début du 20e siècle, l’impact des abeilles sur notre imaginaire et notre mode de vie prend une ampleur nouvelle. La découverte en 1945 par le biologiste Karl von Frisch d’une forme de langage chez l’abeille mellifère ébranle nos certitudes quant aux capacités d’intelligence du monde animal et, a fortiori, de celles des insectes. Le prix Nobel qui y est associé va motiver des générations de chercheurs à explorer les moindres recoins du comportement des abeilles mellifères. A la même époque, l’agriculture s’intensifie et les champs de plantes comestibles nécessitant une fécondation par les abeilles ne cessent plus de s’étendre. La biodiversité recule partout. Les abeilles sont exploitées à grande échelle pour augmenter les productions et les profits. Jusqu’à la catastrophe. Jusqu’à ce qu’on ne parle plus que de mort et de disparition d’abeilles. Les apiculteurs sortent de l’ombre, un à un, puis par régions entières pour témoigner de la situation dans les ruchers et dans l’environnement. La fascination pour l’abeille, que les chercheurs avaient entretenue pendant des décennies dans l’imaginaire collectif, ouvre la porte des medias et des cœurs.

 

Aujourd’hui, les abeilles sont devenues les ambassadrices d’un changement nécessaire et urgent à l’échelle planétaire. Elles nous interpellent au double titre de sentinelles de l’environnement et de garantes d’une partie essentielle de notre alimentation. Plus fondamentalement, elles questionnent notre relation avec l’ensemble du monde vivant. Au prix de leur vie, elles nous éveillent à une autre qualité de conscience. »

 

Une exposition

Être abeille, Myriam Lefebvre, photographe

 

Portraits et petites histoires de la vie des abeilles mellifères

 

Recherche et reportage macrophotographique de Myriam Lefebvre

 

 

 

L’exposition de macrophotographies « Être abeille » présente l’abeille mellifère sous l’angle inhabituel de l’individualité. De portraits en petites saynètes, les abeilles nous dévoilent l’intimité d’un quotidien insolite.

 

DÉMARCHE PERSONNELLE

 

Ce projet photo est né du désir de retourner à la base du travail éthologique: observer l’animal dans son environnement naturel, sans intervenir et sans a priori théorique. Inspirée par les travaux de Donald Griffin en éthologie cognitive et par un questionnement ininterrompu sur la conscience animale, Myriam Lefebvre a voulu voir le monde des abeilles autrement qu’à travers son regard de biologiste. Elles a donc troqué sa blouse de chercheuse pour un objectif macro, s’est installée devant l’entrée de ruches et, pendant cinq années, a observé et photographié les allées et venues de dizaines de milliers d’abeilles mellifères.

 

En augmentant la taille des sujets observés, l’objectif macro nous fait découvrir une beauté et un univers jusque-là inaccessibles à notre œil humain.

 

Très rapidement, Myriam a eu la chance de capturer des détails anatomiques parfois méconnus des apiculteurs les plus expérimentés. Peu à peu, elle a été le témoin de manières d’être et de faire plus individuelles, comme si les abeilles sortaient finalement de l’anonymat que l’être humain a imposé comme une évidence à tous les insectes sociaux. Insensiblement, elle s’est intégrée à leur monde.

 

PARCOURS PROFESSIONNEL

 

Myriam Lefebvre est une chercheuse pluridisciplinaire, en quête permanente de beauté et passionnée par la variété et la créativité des comportements des animaux non-humains.

 

Après des études en communications sociales, en biologie et en santé publique, elle obtient un doctorat de la Macquarie University (Australie) pour ses découvertes sur le comportement vibratoire de l’abeille mellifère. Par la suite, elle se concentre sur des questions de santé publique et de biotechnologie agricole en Europe, s’intéresse aux effets du changement climatique sur les maladies infectieuses et participe aux premières enquêtes belges sur les mortalités anormales de colonies d’abeilles. Depuis plus 10 ans, Myriam poursuit une réflexion sur la nature de la conscience, qui modifiera en profondeur sa manière d’observer et d’entrer en relation avec le monde des animaux. Ce changement de regard est à l’origine d’une exposition de macrophotographies, de la publication du livre Être Abeille et d’une étude sur des comportements inédits de l’abeille mellifère.

 

 

Contact : Myriam Lefebvre myriam.lefebvre@gmail.com +32 2 7338388

 

 

 

Un spectacle

 Bee Happy, ou l’épopée singulière d’une abeille révolutionnaire.

 

 UN SPECTACLE CRÉE SPÉCIALEMENT POUR L'OCCASION DE LA FÊTE DE L'ABEILLE par CRÉATURES COMPAGNIE (Cie 72 Nord Sarthe)

 

L’épopée d'une abeille qui prône un nouveau style de vie pour ses congénères : l'Happy Culture.

 Un spectacle de Théâtre d’objet. Tout public dès 4 ans. Mise en scène: Hubert Jégat (directeur artistique CREATURES COMPAGNIE)

 

Interprétation: Marina Le Guennec (comédienne qui travaille notamment avec le collectif Les becs verseurs à Rennes.

 

3 séances dans la journée (11h, 15h30, 17h30), pour tous publics dès 4 ans, durée 25 minutes environ, site de l’écomusée.

 

Dans cette création originale, pour la fête de l’abeille à l’écomusée, la compagnie aborde avec humour l’importance de la biodiversité, la pollinisation, le respect de l’habitat naturel des animaux, la pollution…

 

Des animations en continu

Animations pour les enfants

  • Fabrication de bougies
  • Maquillage
  • fabrication d'abeilles miniatures en argile
  • Fabrication de mobiles avec des éléments naturels et notamment de la cire

Animations pour toutes la famille

  • Animation cuisine au miel avec Gérard Provost

Apiculteur depuis 1988, installé dans la région de Nogent-le-Rotrou, Gérard Provost lance en 2009 les Ruchers du Perche. Il produit du miel, ainsi que de nombreuses douceurs à base de miel, comme le pain d’épices et des petits sablés.

5 séances de démonstration-dégustation réparties sur la journée.

5 thèmes : miel et fromages ; légumes rôtis au miel ; viandes caramélisées au miel ; miel et crudités ; petits desserts au miel.

  • Extraction de miel en direct
  • Ouverture de ruches...

Tarif : 7 €, gratuit jusqu'à 18 ans

 

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Renseignements et réservation : 

Écomusée du Perche 

Prieuré de Sainte-Gauburge

61130 Saint-Cyr-la-Rosière 

Tél. : 02 33 73 48 06

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