Abeille et environnement en fête

 

L’Ecomusée accueille et propose

 

en partenariat avec la Fédération des Amis du Perche,

l’Union Apicole Ornaise et le CETA-Abeille noire :

 

Dimanche 12 septembre 2021

La fête de l'abeille et de l'environnement 2021 

 

Une journée consacrée à l'abeille et à l'environnement ! 

Pour toute la famille : démonstration d'extraction de miel, visite du rucher et ouverture de ruches, observation de la reine à travers une ruche d’observation.

Atelier d’analyse sensorielle autour du miel avec Marie-Hélène Liardou. Recettes de cuisine avec des plantes, fabrication de caramels, dégustation et vente de produits apicoles.

Et pour les enfants : plusieurs jeux autour des pollinisateurs, fabrication de bougies en cire d'abeilles.

Tombola avec dégustations de miels à l'aveugle : nombreux lots à gagner !

 

 

10h30-18h00

Gratuit jusqu'à 18 ans

6 euros/adulte

pass sanitaire obligatoire

Et si vous co-voituriez ?

Lien de l'évènement covoiturage ici

 

"Ruche de paille, de brique, de bois : l'histoire de trois milliards de petites abeilles  du Moyen Age-XIXe siècle"  de Julie-Anne Kervella, à 11h30

 

Présentation et parcours :

 

En 2017, je décide de faire de l’apiculture et de l’abeille les thématiques principales de mon mémoire de recherches. Après deux ans, en 2019, je présente mes recherches abouties sur l’histoire de l’apiculture en Normandie au XIXe siècle. Ma curiosité guidant la rédaction de mon mémoire, j’ai été amenée à évoquer l’histoire antique, médiévale et moderne de l’apiculture afin de comprendre l’apiculture au XIXe en Normandie. Actuellement je poursuis des études d’archivistique à l’université d’Angers. 

 

Résumé de l’intervention :

Alors que le déclin des populations d’abeilles est désormais un thème tragiquement présent dans l’actualité, il est possible de rêver de ces siècles où ces hyménoptères étaient rois et abondants – intégrés dans un système agricole différent, sans pesticides, rotatif et favorisant la multiculture. Des peintures rupestres, aux Géorgiques antiques de Virgile et aux BD apicoles d’aujourd’hui, l’abeille fascine l’homme, qui l’étudie sous toutes ses formes : symbolique, biologique, technique… Cette importance lui a toujours été accordée – pour preuve, le miel et la cire pouvaient servir de « monnaie » au Moyen Âge. C’est la travailleuse, la productrice de miel et de cire, la pollinisatrice, qui occupe une place primordiale dans nos activités.

Faire l’histoire de l’apiculture, c’est s’intéresser à la relation si particulière entre l’homme et l’abeille et comprendre comment, dans un environnement donné, nos deux espèces cohabitent et s’apprivoisent. Dès le XVIIIe siècle, la Normandie apparaît dans les traités des agronomes comme une région productrice de cire et de miel de qualité supérieure, aux côtés du Gâtinais. Les XVIIIe et XIXe siècle sont des siècles de développement apicole intense, tant à l’échelle nationale que régionale avec des identités apicoles qui s’affirment.

Grâce à différents types de sources – journaux apicoles, traités agronomiques, statistiques, etc. – on peut alors établir un tableau de l’apiculture normande et étudier les évolutions de la pratique sur quelques siècles. Ces évolutions touchent tout d’abord la technique apicole. Afin d’adapter la pratique aux changements agricoles et à de nouvelles demandes, les apiculteurs innovent : amélioration de ruches traditionnelles, invention de nouvelles ruches, transhumance apicole… Tout est bon pour faciliter la pratique. Mais qui sont ces innovateurs ? Il est intéressant de se pencher sur les trajectoires personnelles et professionnelles de pratiquants, renommés ou non, et d’évaluer leur rôle dans les évolutions régionales, nationales et même internationales ! À travers leur métier polyvalent – entre élevage, transformation de la matière et commerce – comment interagissent-ils avec les agriculteurs, les politiques locales ou les habitants ? Comment transmettent-ils ce savoir apicoles ?

 

Faire l’histoire de l’apiculture normande, c’est chercher à comprendre la place de la Normandie dans les innovations, les débats, le commerce français et internationaux. Une place insoupçonnée de prime abord. 

 

Le jardin sans pesticides : bonnes pratiques de culture et solutions de biocontrôle.

par Jérome JULLIEN, à 14h30

Suite à l’entrée en vigueur de la loi Labbé le 1er janvier 2019 interdisant aux particuliers l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse sur leurs plantes de jardin, seuls les produits de biocontrôle, à faible risque ou ceux utilisables en agriculture biologiques, restent autorisés. Il est intéressant de connaître ces solutions, mais avant tout de privilégier des méthodes préventives et naturelles.

La réussite des cultures repose sur une connaissance de l’écosystème jardin. Chacun peut ainsi mettre en œuvre, à sa mesure, de bonnes pratiques de jardinage : compostage, amendement du sol, rotation des cultures, engrais verts, associations végétales, aération de la serre ou de la véranda, éclaircissage des semis, distançage optimal des plants, paillages, choix de variétés rustiques ou résistantes, taille raisonnée, préservation des abeilles, vers de terre et autres auxiliaires…

 

Diversifier, cultiver, prévoir, observer, raisonner, sont quelques-uns des maîtres-mots qui guident les jardiniers dans leurs interventions. Que le jardin soit situé sur un balcon, une terrasse, dans des carrés ou un grand terrain, ces règles de bon sens permettent de mieux conduire les plantes (arbres, arbustes, plantes potagères et fruitières, fleurs, gazon…), d’embellir son cadre de vie, de favoriser la biodiversité et d’obtenir de belles récoltes, tout en utilisant le moins d’intrants possible (eau, matières fertilisantes, produits de traitement, combustibles pour les engins motorisés).

Présentation de l’intervenant :

Après une formation par l’apprentissage en horticulture et en espaces verts débutée à l’âge de 15 ans, Jérôme Jullien a été d’abord technicien et conseiller agricole avant de devenir ingénieur en agroenvironnement. Il travaille depuis 30 ans dans les domaines de la santé et protection des végétaux et de l’agroécologie pour le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, où il exerce la fonction d’expert national en surveillance biologique du territoire, horticulture, jardins et espaces verts. Avec son épouse Elisabeth, investie depuis 20 ans à l’INRA sur l’analyse des semences et la botanique, il a publié une douzaine d’ouvrages sur les légumes, les arbres, les arbustes, les fruitiers, le gazon et les pelouses fleuries, le diagnostic et les soins à apporter aux plantes du jardin. Il écrit aussi régulièrement pour Les 4 Saisons du Jardin bio, Le Lien Horticole, Jardin de France et Phytoma. Tous deux ont créé en Anjou un jardin de 6 000 m2 avec potager, verger, pinède, pelouses, haies bocagères, massifs de plantes d’ornement, où ils pratiquent assidûment le jardinage.

Derniers ouvrages publiés :

- Les solutions de biocontrôle pour soigner les plantes du jardin, Ulmer, 192 p., janvier 2020.

- Le grand livre du potager sans pesticides, Eyrolles, Sang de la terre, 590 p., mai 2019.

" Comment faire sans les pesticides ? " par Jean-Marc Bonmatin, à 16h30

Après une présentation de la problématique des insecticides néonicotinoïdes pris pour exemple, on comprend pourquoi ces insecticides tueurs d’abeilles ont été interdits en 2018. En effet, ils ont des impacts catastrophiques sur la biodiversité en général.

Nos études sur les effets des pesticides ont conduit depuis une dizaine d'années à des travaux pour proposer des alternatives efficaces aux pesticides les plus toxiques. Quels sont les principes qui régissent les pratiques agricoles plus durables ?

Nos recherches n'ont pas fait que révéler les risques inacceptables pour les pollinisateurs et les écosystèmes, elles ont proposé 1) une nouvelle approche réaliste des études de la toxicité des pesticides et 2) de nouvelles pratiques et solutions agronomiques déjà mises en œuvre avec succès.

Par ailleurs, nous avons aussi avancé en ce qui concerne la santé humaine. Il apparaît clairement que ce qui nuit aux abeilles et détruit la biodiversité, finit un jour où l'autre dans nos verres et nos assiettes pour provoquer de graves maladies dont la liste s’allonge d’années en années.

Biographie

Jean-Marc Bonmatin est docteur en Chimie-Physique et chercheur au CNRS au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans. Spécialiste des neurotoxiques, il travaille sur les pesticides depuis une vingtaine d’année avec une approche pluridisciplinaire. Expert pour L’ANSES et L’Institut de l’abeille, il est vice-président de la Task Force internationale sur les pesticides systémique (http://www.tfsp.info/fr/). Son livre « Systemic Pesticides » a reçu un premier prix scientifique en 2018.

Site internet CNRS

http://cbm.cnrs-orleans.fr/la-recherche/equipes-de-recherche/equipe-aspects-moleculaires-du-vivant/etude-sur-limpact-des-pesticides-sur-la-biodiversite-jean-marc-bonmatin/

Diffusion du film "être avec les abeille"

Dans le cadre de la Fête de l'Abeille et de l'Environnement qui se déroulera le dimanche 12 septembre à l'Écomusée du Perche, le cinéma Saint-Louis du Theil-sur-Huisne diffusera le film ÊTRE ABEILLE de Jupiter Films suivi d'une ciné-rencontres ! Ciné-rencontres avec Bernard Bertrand (Terran Magazines, Abeilles en liberté), Christina Otto et Emmanuel Gaceus (éducateur à l'environnement, écomusée du Perche) le samedi 11 septembre à 18h et le mardi 14 septembre à 20h30

 

Depuis des millénaires, le peuple de la ruche entretient des relations étroites avec l’Homme. Aujourd’hui, les populations d’abeilles donnent des signes de disparition et cela inquiète.

Au-delà du miel, précieux nectar consommé par plus de 75% de la population française, les abeilles sont indispensables à l’Homme en assurant directement ou indirectement un tiers de son alimentation et sont nécessaires au maintien de la biodiversité. Elles nous lient aussi à la Nature.

Résolument tourné du côté des abeilles, ce film lance un cri d’amour pour une apiculture plus responsable où la priorité est portée sur le bien-être et la sauvegarde de ces insectes. Faisant intervenir des spécialistes, chercheurs, apiculteurs et associations, les réalisateurs Perrine Bertrand et Yan Grill, proposent des pistes concrètes pour un futur avec les abeilles et les pollinisateurs.

En prenant le contre-pied des idées reçues, ils nous invitent à être avec les abeilles au nom de la biodiversité. « Changer notre regard sur la nature, travailler avec elle et non contre elle », un discours que Jupiter Films souhaite défendre pour éveiller les consciences et nous relier au vivant en conscience.

 

Retrouvez toutes nos fêtes et événements.

 

 

Renseignements et réservation : 

Écomusée du Perche 

Prieuré de Sainte-Gauburge

61130 Saint-Cyr-la-Rosière 

Tél. : 02 33 73 48 06

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